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Octobre rose... octobre morose...

Un bien triste mois

révolte lycéenne,octobre roseUn début d'automne placé sous le signe d'une très grande réaction lycéenne. Triste pouvoir incapable, depuis des années, à affronter correctement les réalités sociales. Disons-le et répétons-le : c'est lui qui reste à l'origine du malaise profond qui trouble la jeunesse. C'est donc lui seul qui se trouve à l'origine de cette violence urbaine. Prétendre le contraire c'est faire foi d'ignorance ou être victime d'une incroyable manipulation grâce à ces médias qui en font leur buzz. Etonnament aucune statistique ne révèle la nature du petit millier de policiers blessés (comment ne pas rappeler que le risque subi fait partie intégrante de la fonction ?). De plus, personne ne s'autorise à comparer ce nombre au regard des milliers d'arrêtés dont certains ont subi de graves mutilations corporelles. Une fois de plus, les médias s'affichent dans une servilité incroyable par rapport aux forces du pouvoir. Honte à tous ces zelés serviteurs qui ne connaissent et ne tolèrent que l'usage de la trique comme principal moyen d'assurer une certaine paix.

Nous ne pouvons que saluer ces lycéens qui rejettent les conditions qu'on leur imposent, tout comme les médiocres perspectives d'avenir qu'on leur promet. Mais ce mois d'octobre reste aussi à l'image de cette pseudo dynamique pour le rose. Là aussi l'Etat n'assure rien. Il se désengage au profit d'une méthode mesurée à l'aune d'une gestion capitaliste, essentiellement  tournée autour de la générosité du public. Cette dernière tombe à pic et lui sert de merveilleux cache-sexe...

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