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Premier tour

On s'y attendait ... ou presque !

Un excellent dossier du Monde Diplomatique (n° 844 de juillet 2024) et en particulier un article co-signé par B.Bréville, S.Halimi et P.Rimbert, fournit une trame de la situation politique actuelle. La qualité de l'analyse est exellente. Son constat ne saurait nous surprendre. Il faut dire qu'il y a des années que notre blog et encore plus longtemps le mouvement anarchiste n'ont de cesse de dénoncer l'approche néo-libérale et les méfaits tous azimuts de la mondialisation. On ne peut pas jouer au docteur sans indisposer le pseudo patient.

RN 2024.jpgSans exception, cette étude égratigne tous les partis qui sévissaient encore jusqu'à cette incroyable dissolution, y compris cette extrême-droite. La situation politique issue du bras de fer lancé par Macron vient subitement de se retourner contre son auteur. Une erreur monstrueuse faite par  le premier de la classe. Il ne lui reste donc plus qu'à traverser la rue pour trouver un nouveau job...

Ce premier tour aura été l'occasion de rebattre les cartes. Constatons la déroute des partis de droite au pouvoir depuis belle lurette. Cette mouvance conservatrice n'a cessé d'occuper le terrain des institutions démocratiques depuis des décennies. A force de contorsions idéologiques l'extrême-droite aura réussi sa mue au point que les portes du pouvoir s'ouvrent à elle. Mais pour cette dernière cela va bien au-delà de simple postures et mimes politiciennes. Celle-ci a su capitaliser les fortes inquiétudes populaires, contrairement à la gauche qui sait engluée par le parlementarisme et les ors du pouvoir. L'étude ci-dessus signalée a judicieusement évoquée cette vision d'un "cador" de la gauche, Pierre Bérégovoy (alors ministre des Affaires sociales en 1984) : "On a tout intérêt à pousser le FN. Il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C'est la chance historique des socialistes."

Hé bien, quarante ans après nous y voilà. A force de fréquenter les allées d'un pouvoir, la gauche et particulièrement en son sein le Parti communiste a perdu la partie. Ce sentiment populaire d'abandon ne date pas d'hier. Il implique tous les partis "dits" démocratiques. qui se sont laissés aller en écoutant le chant des sirènes d'une société capitaliste faite de renoncements, de désengagements et de dépossessions en tous genres. Patiemment le RN a habilement repris la balle au bond. Si une mue radicale s'impose, malheureusement celle-ci ne semble pas montrer le bout de son nez. Plus que jamais, Louise Michel avait raison d'affirmer que "Le pouvoir est maudit".

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